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Bolivie - Route de la mort


de Olivier, 13-10-2008

La route de la mort puissance 2


Une des attractions majeures de la Bolivie, c’est la descente en vtt de la Ruta de la muerte : il s’agit, en 4/5 heures, de passer de 4 700 m d’altitude (au niveau de La Paz), à 1 600 m (dans la région des Yungas), soit environ 3 600 m de dénivelé.
Ce matin, après un briefing sur la sécurité, j’enfourche donc ma bicyclette, en compagnie de quatre autres compagnons. Au départ, à La Cumbre, la vue sur la vallée nous donne déjà une idée de ce qui nous attend : la descente s’annonce proprement vertigineuse. Cette première partie s’effectue sur la nouvelle route, asphaltée, et le plus dangereux, c’est surtout le trafic routier. En effet, Les Yungas fournissent une grande partie des besoins agricoles de la capitale bolivienne, et le balai des camions chargés de bananes, mangues et autres pommes de terre est incessant. Justement, Victor, le guide, nous apprend qu’il y a une semaine, un mini-bus a basculé dans la ravin avec ses 9 passagers. Bilan : 9 morts !
On y va donc tout doucement, avant d’emprunter l’ancien itinéraire, réservé aux cyclistes (et à quelques véhicules si nécessaire). Par endroit, la largeur de la piste n’excède pas 3,20 m, et les éboulements sont fréquents. Mais l’expérience est excitante ; on passe peu à peu du froid des Andes à la chaleur presque étouffante de la zone pré-amazonienne. Au final, pas de panique. La route n’est réellement périlleuse que si les freins lâchent !…
En fait, c’est deux jours après que je vais expérimenter l’une des routes les plus dangereuses du monde. Je quitte Coroico, dans les Yungas, vers 14h30, en espérant arriver, normalement, 14/15 heures plus tard à Rurrenabaque, en Amazonie occidentale. Ce trajet en bus, je ne l’oublierai pas ! C’est comme en vtt, sauf que tu n’es pas maître du véhicule, et que, perché à 4 m au-dessus du sol, tu vois assez distinctement le ravin, 1 000 m plus bas ! Si l’on ajoute que la route n’est pas goudronnée, que, par endroit, les véhicules ne se croisent pas et qu’il faut donc reculer (priorité à celui qui monte), j’avoue, cette fois-ci, avoir eu peur. Et, vu le nombre de cous tendus pour voir si « ça va passer ? », pas de quoi être rassuré. Pour égayer le trajet, on subit en pleine nuit un contrôle anti-drogue et un glissement de terrain. Résultat : il nous faudra 19 heures pour arriver à destination (j’apprendrai plus tard qu’un autre bus mettra 25 heures !).
Comme j’ai eu ma dose d’adrénaline pour les semaines à venir, je vais choisir la facilité pour le retour : 4O minutes en avion, ça donne à réfléchir…



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